Du Port de Rotterdam à une scale-up innovante à Gand : portrait d’Annette van Ketel, nouvelle Business Development Manager de Peripass aux Pays-Bas.


Annette nourrit une véritable passion pour la logistique et a acquis une expérience remarquable dans ce domaine ces dernières années. Titulaire d’un master en économie et gestion maritimes, elle a été responsable commerciale du segment shortsea du Port de Rotterdam au cours des trois années écoulées, en se spécialisant dans le transport intra-européen de conteneurs. Elle était également l’interlocutrice des terminaux et des compagnies maritimes dans ce segment au Port de Rotterdam. Auparavant, elle avait travaillé trois ans et demi pour la compagnie maritime japonaise Mitsui OSK Lines, d’abord comme analyste des coûts puis comme coordinatrice des achats chargée de l’approvisionnement du terminal. Annette connaît par conséquent mieux que quiconque les défis logistiques auxquels les entreprises doivent faire face.

Vous venez d’une grande organisation où vous deviez mener à bien de nombreuses missions à caractère international. Pourquoi avez-vous choisi Peripass, une entreprise belge qui plus est (rires) ?

« J’avais très envie de me lancer dans une nouvelle aventure et de revenir vraiment à la logistique. Quand on travaille pour la régie portuaire, on a surtout un rôle d’observateur, comme l’arbitre sur la ligne de touche. J’ai tout de même eu un petit pincement au cœur parce que j’ai quitté le secteur maritime, mais j’apprécie l’idée de me concentrer maintenant sur le transport terrestre. Le segment shortsea est aussi étroitement lié aux livraisons par transport routier. Je connais donc bien les problématiques associées à ce mode de transport (rires) et je me réjouis qu’un acteur capable de fournir de bonnes solutions en la matière soit arrivé sur le marché.

J’étais prête à relever un nouveau défi et je voulais travailler à la manière d’une vraie Rotterdamoise : je gère et j’avance. Avec l’aide de mes collègues, je veux créer de la valeur ajoutée au sein de la chaîne logistique proprement dite — ce qui est un peu plus facile à réaliser dans une scale-up que dans une régie portuaire. »

Quels sont les principaux défis que vous identifiez dans le secteur ?

« Je note qu’il y a énormément d’évolutions dans le secteur logistique, à Rotterdam ou bien plus loin. La supply chain est de plus en plus exigeante : il suffit de penser à l’entreposage, au cross-docking, à la nécessité d’aller toujours plus vite, à la pénurie de chauffeurs… Ce surplus d’exigences réclame aussi une plus grande fiabilité. On peut cependant apporter bon nombre de solutions en rendant les processus plus efficaces et en donnant davantage d’informations en temps réel. »


Quel regard portez-vous sur le marché néerlandais ?

« Aux Pays-Bas, il y a une culture de la collaboration plus développée dans le secteur logistique, qui s’explique en partie par le manque d’espace disponible pour les entreprises logistiques. Cela amène par exemple des entreprises à opter pour un parking central, qu’elles gèrent ensuite avec d’autres entreprises des environs. Elles fondent une coopérative et les frais d’investissement sont répartis entre les propriétaires. À l’extérieur, ces entreprises se présentent comme une seule organisation et tirent parti de ce gain d’efficacité pour se positionner comme un “one-stop shop”. Dans le Eemhaven de Rotterdam, on trouve par exemple le cluster shortsea, qui dessert six entreprises avec un seul guichet. Cette tendance touche aussi bien le port que l’arrière-pays, où l’on veut créer des corridors : “Comment faire pour amener un gros volume collectif de marchandises et les distribuer ensuite de façon efficace ?”, telle est la question clé. Je suis persuadée que Peripass peut offrir une immense valeur ajoutée à ce genre d’organisations. »

« L’importance, en termes de volume, du transport de marchandises périssables est une autre spécificité propre aux Pays-Bas : il y a bien sûr les boissons et denrées alimentaires, mais aussi les fleurs. L’exportation de fleurs et de plantes pèse six milliards d’euros, il s’agit du deuxième produit d’exportation du pays après les machines. Pour ce transport frigorifique, le contenu doit impérativement être traité rapidement. Là aussi, je pense que Peripass a un important rôle à jouer. »

« Le secteur logistique est en pleine expansion aux Pays-Bas. On investit partout et massivement dans de grands entrepôts, comme à Venlo, Eindhoven ou dans le port de Rotterdam. Le monde politique néerlandais est aussi un véritable allié. La NFIA (Netherlands Foreign Investment Agency) et le NDL (Nederland Distributie Land) sont très proactifs et font un travail formidable pour créer des liens solides entre les entreprises et les Pays-Bas. La régie portuaire va par exemple éditer un prospectus en collaboration avec une ville et les autorités nationales pour attirer des compagnies maritimes. Les Pays-Bas bénéficient d’une situation très intéressante comme pays de distribution, ils offrent une vraie porte d’accès à l’Europe grâce aux entrepôts (aussi gigantesques que nombreux) et au port de Rotterdam, qui reste le plus grand d’Europe. Beaucoup d’entreprises britanniques envisagent aussi de délocaliser leurs activités et leurs stocks logistiques sur le continent à cause du Brexit. Ce dernier aura certainement un effet sur le marché néerlandais dans les deux années à venir. Je m’attends à ce que le transport routier s’intensifie aux Pays-Bas. Une bonne nouvelle pour Peripass (rires). »


Pensez-vous que Peripass va se heurter à une certaine résistance sur le marché néerlandais ?

« Comme on n’aime que ce l’on connaît, nous allons nous efforcer d’accroître la renommée de la marque Peripass sur le marché néerlandais. De manière générale, les Pays-Bas sont plus ouverts à l’innovation et plus enclins à prendre des risques. Je pense dès lors qu’ils sont prêts à accueillir positivement une solution SaaS de gestion des flux internes, qui leur évitera de supporter eux-mêmes les coûts de développement d’un programme sur mesure. »


Pourquoi avez-vous accepté de travailler chez Peripass ?

« J’ai été séduite par l’esprit d’entreprise de Peripass et le rôle pionnier que nous pouvons jouer. Le fait d’avoir une solution qui tient la route, d’une part, et de pouvoir évoluer dans une petite entreprise dynamique, d’autre part, a également influencé ma décision. J’ai eu l’impression d’avoir trouvé une organisation chaleureuse et une équipe solide, déterminée à unir ses efforts pour obtenir des résultats. Tout le monde est manifestement passionné et vise l’excellence : cela m’a plu. J’ai senti qu’il y avait une vision claire et que l’environnement était convivial, ouvert et professionnel. On écoute ce que vous avez à dire et vous avez une grande autonomie. La Rotterdamoise que je suis se sent donc parfaitement dans son élément ! (rires) »


Un défi logistique à relever aux Pays-Bas ? Prenez rendez-vous avec Annette.

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